1 novembre 2013

[NOV2013] [Mgr Williamson] Sermon des confirmations à Québec

SOURCE - Mgr Williamson - 1er novembre 2013

[Partie anglaise non transcrite] 

On m’a demandé hier soir, de dire quelques mots en anglais sans même y penser maintenant (?). Veuillez excuser le retard, c’est en partie dû à ma vieillesse. J’oublierai d’être présent à mes propres funérailles. Enfin bref.

La confirmation, l’un des sept sacrements pour nous donner la grâce, la grâce de Jésus-Christ. Si Adam et Eve n’étaient pas tombés, nous n’aurions pas besoin des sacrements. Si Adam et Eve et leurs descendants n’étaient pas tombés, si nous étions tous sans péché originel, nous, à la fin de notre vie, nous passerions doucement au ciel. Nous serions passés doucement au ciel. Si nous n’avions pas péché, donc, mais voilà, le péché est. Si les tout premiers êtres humains sont tombés, c’est notre condition humaine, et depuis lors, il a fallu attendre le Messie pour rouvrir les portes du ciel. Dès la chute d’Adam et Eve, le péché est quelque chose tellement grave qu’aucun être humain ne pouvait être sauvé à partir de ce moment, ne pouvait entrer au ciel à partir de ce moment-là. C’est seulement notre Seigneur, mourant en croix qui à ré ouvert les portes. Les portes barrées du ciel. Nous sommes tous en dépendance de Jésus pour nous sauver. Vivant dans notre ère, il est facile de penser : nous avons besoin d’auto, nous avons besoin d’autoroute, nous avons besoin de sécurité sociale, nous avons besoin de gouvernement, mais nous n’avons pas besoin de l’Eglise, de toutes ses complications de l’Eglise, toutes ses cérémonies, tous ces ornements, que sais-je, des choses très belles, mais c’est sup ?? Mais non, non, non, non, si on ne va pas se sauver l’Eglise est superflu en effet, et on ira tranquillement en enfer, parce qu’avec le péché originel « accroitré » d’avec pas mal de péchés personnels on ne peut pas aller au ciel. Pour aller au ciel, il faut le baptême pour laver le péché originel. C’est le premier des sept sacrements. Et puis, suite au baptême, il faut la confirmation pour renforcer le baptême, c’est la plénitude du baptême en quelque sorte. Le baptême on le reçoit en tout petit enfant, c’est trop grave car si le bébé meurt, il ne pourra pas aller au ciel s’il n’est pas encore baptisé. Pour cela l’Eglise baptise les tout petits enfants, aujourd’hui, on pense, ah .. il faudrait laisser au petit le temps de se décider par lui-même. A quel âge pourra-t ’il décider ? A l’âge où il est déjà empêtré dans le péché, il ne va pas décider à ce moment-là de se faire baptiser. Il se passera du baptême et ne pourra pas aller au ciel. C’est pour cela que l’Eglise, depuis presque toujours l’Eglise a baptisé les tout petits enfants, les bébés dans les bras de maman pour que si l’enfant, le petit vient à mourir, il ira au ciel. Et donc cadeau de Dieu pour les petits enfants qui meurent petits avant le péché, mais meurent baptisés, ils iront droit au ciel. Ils font partie de tous les saints que nous commémorons aujourd’hui. C’est la fête de tous les saints aujourd’hui. Alors la confirmation n’est pas absolument nécessaire comme le baptême, mais c’est très utile. Notre Seigneur n’a rien fait d’inutile, il a institué sept sacrements, pas six ni huit, et s’il y a sept sacrements c’est que chacun d’eux donne quelque chose que les autres ne donnent pas, et donc, ce que donne la confirmation c’est la fermeté. Cum firmum, ferme, fermeté, en Français la fermeté, la fermeté dans la foi, la fermeté dans la vie chrétienne qui n’est pas évidente. Aujourd’hui, il y a une sorte de raison de laisser de côté la vie chrétienne. C’est nager à contre-courant que de vivre chrétien aujourd’hui et tout le monde le dit, ce n’est pas nécessaire. Nos magnifiques universités, nos magnifiques politiciens, nos magnifiques gouvernements, notre magnifique sécurité sociale, c’est ça qui fait la bonne vie. C’est pas Dieu qui fait la bonne vie, c’est nous autres hommes qui faisons la bonne vie. Vous voulez mener la bonne vie : adorez le gouvernement, c’est comme ça que pense beaucoup de monde aujourd’hui. Ils adorent notre gouvernement et Bon Dieu les punis par où ils ont péché. Vous avez adoré votre gouvernement, vous avez fait de votre gouvernement une idole, ne soyez pas surpris si votre gouvernement même lui vous punis, et c’est exact par ce qui se passe. Aujourd’hui le gouvernement institue des états policiers, Ils font des états des états policiers. Nous l’avons mérité, nous l’avons voulu en adorant nos gouvernements et l’homme, au lieu d’adorer Dieu. Si nous adorons Dieu, si nous voulons rejoindre Dieu dans son ciel pour être heureux, inimaginablement heureux pour toute l’éternité, il faut les sacrements, il faut notre seigneur Jésus-Christ, il faut ces sacrements. Et donc, le sacrement d’aujourd’hui, la confirmation est très, le moins qu’on puisse dire, c’est très très utile, surtout aujourd’hui où il faut tellement de force pour vivre chrétien. Alors, l’évêque oint le front du confirmant et il dit des paroles qui parlent de la force parce que le sacrement, les paroles du sacrement expriment la grâce que le sacrement va donner et dans le cas de la confirmation, c’est la grâce de la force. Alors « Ego te confirmo », je te confirme, je fais le signe de croix sur ton front et je t’oins avec l’huile du salut. Les mots sont dans ce sens-là et à ce moment-là, sur l’âme spirituel, l’âme n’est pas matérielle, sur l’âme spirituelle qui est unie avec le corps matérielle qui n’est pas elle-même matérielle, sur l’âme spirituelle est imprimé comme un sceau et pour toute l’éternité, soit au ciel soit en enfer, ce sceau sera spirituellement visible aux yeux spirituels des sauvés et des damnés, tous ils verront ce sceau. En enfer ce sera pour se faire moquer, toi tu as reçu tous ces sacrements, tu arrives en enfer comme nous autres pécheurs qui n’avons pas reçu les sacrements. Et tu as reçu et tu es ici, on se moquera des confirmés en enfer. Au ciel tous se réjouiront de ces sacrements, du signe de ces sacrements, le sceau du baptême, le sceau de la confirmation qui nous ont permis de nous sauver et là se réjouira de ces dons de Dieu. Alors prions tous aujourd’hui pour tous ceux qui reçoivent le sacrement, ceux qui reçoivent la confirmation pour que tous soient, deviennent et restent de bons soldats, de bons soldats du Christ qui soient fort dans la foi, fort dans le combat du Christ. Et jusqu’à la mort, prions cela et prions aussi plus particulièrement à la Mère des Chrétiens, refuge des pêcheurs, qui pour qu’elle vienne en aide et protège ceux qui sont confirmés aujourd’hui.

Au nom de Père, du Fils et du Saint Esprit.

[Credidimus Caritati] Mgr Lefebvre : Comment envisager une solution à la crise ?

SOURCE - Credidimus Caritati - 1 novembre 2013

Le 24 février 1977, on interroge Mgr Lefebvre sur l’avenir : « Comment envisager le retour à une situation normale ? » lui demande-t-on. Très prudemment, le fondateur de la FSSPX n’impose pas – il ne l’a d’ailleurs jamais fait – un cahier des charges. Il remet cela à la Providence, tout en disant de manière réaliste que la solution proviendrait du pape. En revanche, il insiste beaucoup sur la manière de se comporter en attendant. Plus les actes posés ou les propos tenus par les autorités provoquent le scandale, plus il est tentant d’assouvir des passions en vidant son sac, en recourant à des jugements emportés ou des termes excessifs. Mgr Lefebvre bannit ces mauvais moyens. Il préconise à l’inverse le respect de la hiérarchie, l’affranchissement des anathèmes ou des polémiques stériles et il invite à déployer une véritable « affection sacerdotale » auprès des prêtres extérieurs.
« Dès lors qu'il s'agit de l'avenir, nous savons qu'il appartient à Dieu et qu'il est donc difficile de faire des prévisions. Cependant constatons d'abord que l'anomalie dans l'Église n'est pas venue de nous, mais bien de ceux qui se sont efforcés d'imposer une orientation nouvelle à l'Église, orientation contraire à la Tradition et même condamnée par le Magistère de l'Église. Si nous apparaissons être dans une situation anormale, c'est parce que ceux qui ont l'autorité aujourd'hui dans l'Église brûlent ce qu'ils adoraient autrefois et adorent ce qui était brûlé autrefois. Ce sont ceux qui se sont écartés de la voie normale et traditionnelle qui auront à revenir à ce que l'Église a toujours enseigné et toujours accompli. 
« Comment cela pourra-t-il se faire ? Humainement parlant il semble bien que seul le Pape, disons un Pape, pourra rétablir l'ordre détruit dans tous les domaines. Mais il est préférable de laisser ces choses à la Providence divine. 
«Toutefois notre devoir est de tout faire pour garder le respect de la hiérarchie dans la mesure où ses membres en font encore partie, et de savoir faire la distinction entre l'institution divine à laquelle nous devons être très attachés et les erreurs que peuvent professer de mauvais bergers. Nous devons faire tout ce qui est possible pour les éclairer et les convertir par nos prières, notre exemple de douceur et de fermeté. 
« A mesure que nos prieurés se fondent, nous aurons ce souci de nous insérer dans les diocèses par notre véritable apostolat sacerdotal soumis au successeur de Pierre, comme successeur de Pierre, non comme successeur de Luther ou de Lamennais. Nous aurons du respect et même de l'affection sacerdotale pour tous les prêtres, nous efforçant de leur rendre la vraie notion du sacerdoce et du sacrifice, de les accueillir pour des retraites, de prêcher des missions dans les paroisses comme le bienheureux de Montfort, prêchant la Croix de Jésus et le vrai Sacrifice de la Messe. 
« Ainsi par la grâce de la Vérité, de la Tradition, les préjugés à notre sujet s'évanouiront, du moins de la part des esprits encore bien disposés, et notre future insertion officielle en sera grandement facilitée. Évitons les anathèmes, les injures, les quolibets, évitons les polémiques stériles, prions, sanctifions-nous, sanctifions les âmes qui viendront à nous toujours plus nombreuses, dans la mesure où elles trouvent en nous ce dont elles ont soif, la grâce d'un vrai prêtre, d'un pasteur des âmes, zélé, fort dans sa Foi, patient, miséricordieux, assoiffé du salut des âmes et de la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ [1].»
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[1] Mgr Lefebvre, le coup de maître de Satan, éd. Saint-Gabriel, 1977